Dans les arts plastiques, l'uchronie souvent éclipsée

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Tandis qu'un hors-série spécial uchronie est actuellement disponible en kiosque, "Marianne" joue les prolongations sur Internet. Qu'en est-il de la réinvention du passé et des possibles non advenus dans la culture et les arts ?

Si la littérature et le cinéma sont des médiums propices à la narration, la fiction et donc l'uchronie, les arts plastiques le sont moins. Cependant, dans quelques œuvres fortes de l'art du demi-siècle écoulé, le « et si... » fictionnel rejoint souvent la science-fiction ou la dystopie, soit un futur imaginaire plutôt qu'un présent alternatif. La rareté de telles œuvres tient aussi à la marginalisation de la figuration, seule capable de porter la narration et la fiction. Pendant des décennies, effet des formalismes et aventures avant-gardistes, la représentation figurée a été écartée ou minorée – sauf exceptions.Beaucoup d'artistes, sans doute, ont résisté aux modes, s'opiniâtrant à figurer – et beaucoup restent sans doute à (re)découvrir. Parmi ceux qui ont imaginé un autre cours de l'histoire, il y eut Roland Cat (1943-2016), peintre de métropoles noyées sous les eaux, parcourues de dauphins, baleines ou tortues placides. Atmosphère de grand silence mystérieux, nature sauvage reconquérant un monde où de l'humanité ne restent que les traces de sa démesure technicienne et urbanistique : ses œuvres fixent un imaginaire, que le début de XXIe siècle a davantage exploré. Sans aller jusqu'à l'ensevelissement, un Claude Lazar ou un Christian...

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