Arts : l’abstraction aux confluents des Afriques

Par Sylvie Rantrua
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L'artiste marocaine, Ghizlane Agzenaï devant ses œuvres : totem Hadar et totem Aludra. Peinture aérosol sur bois.
L'artiste marocaine, Ghizlane Agzenaï devant ses œuvres : totem Hadar et totem Aludra. Peinture aérosol sur bois.

Explosion de couleurs à La 193 Gallery, dans le quartier du Marais à Paris. Pour cette deuxième édition autour du sujet « Colors of Abstraction »*, la commissaire Fouzia Marouf a choisi de mettre en scène trois artistes Ghizlane Agzenaï (Maroc), Valentina Canseco (Chili-Brésil-France) et Jean Servais Somian (Côte d'Ivoire). Dans ce tour du monde de l'art contemporain que propose La 193 Gallery (pour les 193 pays de la planète, NDLR), les formes géométriques colorées de Ghizlane Agzenaï rappellent l'art cinétique qui nous plonge dans de troublants effets optiques et répondent aux matrices de Valentina Canseco, des tableaux conçus sur l'observation d'une cagette, transformée en jeu d'abstraction.

La 193 Gallery poursuit son tour du monde de l'art contemporain avec un focus sur l'abstraction. © Sylvie Rantrua

Des couleurs, on en prend plein les yeux. Ghizlane Agzenaï les choisit vives et franches. « J'ai envie de transmettre mon énergie positive », explique-t-elle. Ces ?uvres, qu'elle appelle ses « totems », en référence à un esprit bienfaiteur, se déclinent en peinture, collage papier et puzzle en bois. Son art lui procure un bonheur qu'elle souhaite partager.

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