Artistes au travail – Romuald Hazoumè : « On ne peut qu’avancer »

Par Valérie Marin La Meslée
·1 min de lecture
Paris, le 3 février 2021. L'artiste plasticien béninois Romuald Hazoumè sur le montage de son installation « No Return »  dans  l'exposition « Ex Africa » qui doit se tenir au Quai Branly du mois de février au mois de juin 2021, alors que les lieux culturels sont toujours fermés au public en raison de la pandémie de Covid-19.
Paris, le 3 février 2021. L'artiste plasticien béninois Romuald Hazoumè sur le montage de son installation « No Return » dans l'exposition « Ex Africa » qui doit se tenir au Quai Branly du mois de février au mois de juin 2021, alors que les lieux culturels sont toujours fermés au public en raison de la pandémie de Covid-19.

Prévue en octobre 2020, repoussée au début février et de nouveau reportée puisque les musées demeurent fermés, l'exposition « Ex Africa », dont Le Point est partenaire, du musée du Quai Branly-Jacques Chirac se prépare néanmoins pour ouvrir au public comme envisagé, soit le 8 février. Derrière les murs s'affairent au montage depuis le 21 janvier son commissaire Philippe Dagen, les artistes qui ont pu venir y installer leurs ?uvres et autres professionnels requis.Inspirée par la citation de Pline « Ex Africa semper aliquid nova » (« Toujours Afrique apporte quelque chose de nouveau ») ce parcours de 150 ?uvres montre comment les 34 artistes contemporains exposés sont en relation avec les arts « classiques » (ou « anciens » ) de l'Afrique. Et ce, depuis 1984, en référence à l'année de l'exposition du MoMA « Primitivism » focalisée sur la façon dont les avant-gardes se saisissaient de l'art alors dénommé « tribal ». À l'encontre de ce point de vue surplombant de l'Occident sur ces arts dits encore « primitifs », le critique et historien de l'art a construit son propos. Si les ?uvres viennent de partout, d'Alberola à Basquiat en passant par Annette Messager, celles qui ont été spécialement créées pour l'exposition sont signées de quatre artistes originaires du continent africain.Dont celles du Béninois Romuald Hazoumè, que l'on trouve au musée entouré de ses deux assistants sur le montage de son installation intitulée No Return. Un peu plus loin, dans la roton [...] Lire la suite