Artistes au travail – Myriam Mihindou : « L’Afrique est l’école d’un présent instable »

Par Valérie Marin La Meslée
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Myriam Mihindou devant son installation « Trophée »,  pour l'exposition « Ex Africa » qui devait ouvrir au musée du Quai Branly-Jacques-Chirac.
Myriam Mihindou devant son installation « Trophée », pour l'exposition « Ex Africa » qui devait ouvrir au musée du Quai Branly-Jacques-Chirac.

Prévue en octobre 2020, reportée au début du mois de février et de nouveau reportée, puisque les musées demeurent fermés, l'exposition « Ex Africa » du musée du Quai Branly-Jacques-Chirac, qui devait avoir lieu du 8 février au 27 juin en partenariat avec Le Point, est prête à ouvrir au public. Entre-temps, France Télévisions invente et propose un vernissage à la télévision, dimanche 21 février à 20 heures sur la chaîne Culturebox. Noémie Roussel effectuera une visite privée, accompagnée de Philippe Dagen, commissaire de l'exposition et de certains artistes.

Inspiré par la citation de Pline « Ex Africa semper aliquid novi » (« Toujours Afrique apporte quelque chose de nouveau »), ce parcours de 150 ?uvres montre comment les 34 artistes contemporains exposés sont en relation avec les arts « classiques » (ou « anciens » ) de l'Afrique. Et ce, depuis 1984, en référence à l'année de l'exposition du MoMA « Primitivism » focalisée sur la façon dont les avant-gardes se saisissaient de l'art alors dénommé « tribal ». À l'encontre de ce point de vue surplombant de l'Occident sur ces arts dits encore « primitifs », le critique et historien de l'art a construit son propos. Si les ?uvres viennent de partout, d'Alberola à Basquiat, en passant par Annette Messager, celles qui ont été spécialement créées pour l'exposition sont signées de quatre artistes originaires du continent africain, Romuald Hazoumè, Pascale Marthine Tayou, Kader Attia et Myriam Mihindou. Cette dernièr [...] Lire la suite