Artisanat : ouvrir sa boulangerie malgré la crise sanitaire

À Châtellerault (Vienne), c'est le grand jour pour Rémy Amaro. Il ouvre enfin sa boulangerie-pâtisserie. Depuis 2 heures du matin, avec son équipe, l'artisan termine la pâtisserie. Il est passionné de gâteaux depuis 10 ans. Désormais, c'est la lettre "A", comme Amaro", qui orne ses pâtisseries. Pour lui, c'est un "aboutissement" et une "fierté". Pour sa réussite, ce patron perfectionniste croit moins à l'alignement des planètes qu'à celui des entremets. "La pâtisserie, c'est en premier lieu pour les yeux", confie-t-il en rangeant soigneusement ses productions derrière leur vitrine. Le projet d'une vie Rémy Amaro a déboursé 150 000 euros pour acheter son fonds de commerce, beaucoup moins cher à Châtellerault qu'en région parisienne, où il était ouvrier-pâtissier. S'installer en pleine crise sanitaire est un pari qu'il assume. "On ne sait pas combien de temps ça va durer, donc si on s'arrête à ça, on ne fait plus rien. Moi, il faut que j'avance", glisse-t-il en parlant du "projet de [sa] vie".