Artisanat : en Bretagne, l'école Tané forme les orfèvres et joailliers de demain

Dans l'atelier de l'école Tané, située à Ploërmel (Morbihan), où les orfèvres et joailliers de demain sont formés, les gestes sont effectués avec délicatesse et minutie. Tous les élèves sont en reconversion professionnelle, comme Charlotte Cousin. La jeune femme travaillait, avant, dans l'industrie. "Je ne savais même pas forcément ce que ça voulait dire qu'être orfèvre, et je suis rentrée dans cet atelier. Là, je n'avais plus aucun doute (...), c'est exactement ce que je cherchais", confie-t-elle. La crise sanitaire comme déclencheur La formation, qui dure deux ans, séduit de plus en plus depuis le début de l'épidémie de Covid-19. Les demandes d'inscription supplémentaires ont bondi de 20%. Pour Nathalie Bihan, directrice de l'école Tané, la crise sanitaire a engendré des vocations : "Je pense qu'elle a été un déclencheur pour beaucoup de monde parce que la réflexion a été possible. Le télétravail peut aussi être un concept qui ne convient pas à tout le monde". En exerçant un métier manuel et concret, les élèves redonnent ainsi du sens à leur travail, selon Olivier Savelli, professeur en joaillerie et meilleur ouvrier de France : "Là, quand vous touchez la matière, vous la travaillez, vous savez d'où vous partez, où vous allez".