Article 49-3 : un député Insoumis se met en grève et manifeste son opposition à cette arme constitutionnelle

© Chang Martin/SIPA

« Je fais comme les soignants. Je suis officiellement en grève mais je ne cesse pas mon travail. Je signifie que les conditions de travail du Parlement ne sont pas respectées », a expliqué le député de la France Insoumise, Rodrigo Arenas à BFMTV. À travers cette « grève », il compte bien montrer son désaccord face à l’utilisation de l’article 49-3 par le gouvernement. Mercredi soir et pour la quatrième fois, la Première ministre, Élisabeth Borne, a dégainé cette arme constitutionnelle sur l'ensemble du projet de loi de finances pour 2023.

Le parlementaire va tout de même « continuer son activité » par « respect pour ses collègues et les électeurs », mais s'affichera comme étant en « grève », comme le font « certains avocats ou certains soignants », a-t-il expliqué à l’AFP. Car légalement, le député Rodrigo Arenas ne peut pas se mettre en grève. La raison est simple, la fonction de député n'étant pas un emploi mais un statut. Rodrigo Arenas l’a bien compris et souhaite simplement dénoncer l'attitude du gouvernement.

« La mesure autoritaire du 49-3 »

Depuis plusieurs semaines, les groupes de l’opposition tels que la France Insoumise ou encore le Rassemblement national dénonce depuis plusieurs semaines « le coup de force parlementaire » de la Première ministre. Élisabeth Borne peut utiliser autant de fois qu’elle le souhaite l’article 49-3 de la Constitution pour faire passer des textes de loi en s’appuyant sur la responsabilité du gouvernement.

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