Arthur Chevallier – Les réunions non mixtes, contraires de l’humanisme

Par Arthur Chevallier*
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Logo de l'Unef.
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La sottise croit provoquer le scandale quand elle appelle l'embarras. Voilà pourquoi les militants remplacent les raisonnements par des convictions, convaincus de gêner ceux qu'ils croient être leurs ennemis. Le scandale des réunions non mixtes organisées par l'Unef a révélé l'étendue de l'ignorance de la direction du syndicat ; plus grave, il a mis en évidence la confusion intellectuelle à l'?uvre. Des députés de La France insoumise à d'anciennes présentatrices de télévision ont défendu des réunions dont étaient exclus, en parole ou en présence, les « Blancs ». Outre que la bienveillance la plus rudimentaire, celle dont les hommes des cavernes étaient sans doute capables, commande de ne pas distinguer un individu d'après des qualités auxquelles il ne peut rien, sa couleur de peau, par exemple, la culture la plus élémentaire enseigne que toute politique de la distinction est, dans sa nature et sa fonction, contraire à l'humanisme.

Les partisans de la non-mixité répètent en gros, et c'est le fond de leur argumentation, qu'au nom de ce que les « Blancs » auraient infligé aux « Noirs », ils seraient permis aux seconds de se réunir sans les premiers. « Permis », par la République ? Sans doute pas pour des associations financées en partie par l'État. Par la morale, pourquoi pas ? Pourquoi du reste ne pas laisser les individus s'organiser comme ils l'entendent ? Admettons, le temps de cet article, qu'au nom de la liberté, entendue ici comme le droit de faire ce q [...] Lire la suite