Arthur Chevallier – Pourquoi Macron n’a pas réussi à ringardiser la politique

Emmanuel Macron le 27 août.
Emmanuel Macron le 27 août.

La politique est une forme dégradée de la guerre. C?est pourquoi la neutralisation des antagonismes est une illusion. Il y a quatre ans, Emmanuel Macron a fait un pari ambitieux et risqué, celui de concentrer, dans son discours et autour de sa personne, les contradictions du débat public. La tenue, ce week-end, des universités d?été des partis politiques d?opposition, à un an de l?élection présidentielle, a démontré que les efforts de La République en marche pour les ringardiser étaient vains. Compétitions des chefs, confrontation des idées, alliances et trahisons, fluctuation des sondages : rien n?a changé. L?histoire démontre que de Jules César au général de Gaulle, en passant par Napoléon Bonaparte, il n?y a qu?une force supérieure aux hommes politiques, c?est la politique.

Dans La guerre civile n?aura pas lieu, l?essayiste David Djaïz démontrait avec une grande intelligence que le conflit était inhérent à n?importe quelle société, et ce, sans considération du régime politique qu?elle s?était choisi. Suivant le Discours sur la première décade de Tite-Live de Machiavel, il rappelait que les antagonismes d?un corps social n?étaient pas l?état exceptionnel de la vie d?une cité, mais la condition de son existence. Quoi de plus évident ? La variété des individus et de leurs opinions implique, par nature, une opposition dès lors qu?ils ont l?obligation, pour vivre ou survivre, de se mettre d?accord.

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