Arthur Chevallier – Napoléon : au-delà des polémiques

Par Arthur Chevallier*
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Un squelette de cheval au-dessus du tombeau de Napoléon Ier aux Invalides.
Un squelette de cheval au-dessus du tombeau de Napoléon Ier aux Invalides.

La confusion des intentions mène à celle des réactions. Voilà pourquoi les objets mal définis sont remisés. Nul ne les comprenant, qui pourrait y adhérer ? Depuis le début du bicentenaire de la mort de Napoléon, la plupart des polémiques sont le fait d'une crispation relative à l'absence d'informations, de perspectives, de lignes, bref, d'ordres. La République attend la réaction de son premier magistrat ; tant que celle-ci ne survient pas, les disputes se multiplieront, chacun spéculant sur le tempérament du pays, de droite, de gauche, conservateur, progressiste, etc., sa mémoire et sa fonction. Depuis une semaine, une (énième) polémique est née. Elle n'est pas, chose exceptionnelle, entre des détracteurs de l'Empereur et ses partisans, mais au sein même des célébrations. Dans le cadre d'une exposition d'art contemporain, un artiste, Pascal Convert, prévoit de suspendre le squelette en plastique d'un cheval au-dessus du tombeau de Napoléon. Certains y voient un coup fatal porté à la mémoire de la France quand d'autres défendent la création. Et s'il ne s'agissait ni de l'une ni de l'autre ?

Assiste-t-on à un scandale, au fond assez banal, provoqué par une ?uvre d'art ? Les exemples ne manquent pas dans l'histoire de l'art, et ils révèlent que cette polémique n'est pas de même nature. De L'Origine du monde (1866) de Gustave Courbet à l'Immersion (Piss Christ) (1987) d'Andres Serrano, en passant par la Fontaine (1917) de Marcel Duchamp (1917) et le Thérèse rêv [...] Lire la suite