Arthur Chevallier – Emmanuel Macron, dieu de la puissance

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Emmanuel Macron lors de son voyage en Nouvelle-Calédonie.
Emmanuel Macron lors de son voyage en Nouvelle-Calédonie.

Emmanuel Macron n?est jamais aussi sympathique que quand il rêve d?empire. C?est son charme, sa folie, la part de lui-même la plus attachée à sa fonction. La présidence de la République est un poste dont la démesure implique, aux yeux mêmes des électeurs, une propension à la déraison, à l?instinct de grandeur, c?est-à-dire d?indépendance, soit une définition de la France. Le troisième référendum organisé en Nouvelle-Calédonie relatif à l?indépendance de l?île rappelle l?importance des territoires français dans les mers du monde, l?avantage qu?ils constituent sur les pays d?Europe, peut-être la dernière preuve, et le dernier outil, tangible de la puissance. Ce mot qu?il ne faudrait plus prononcer qu?en chuchotant, comme s?il n?y avait de dignité que dans la modestie et la vulnérabilité.

La grandeur n?a rien à voir avec la colonisation ; et c?est en entretenant cette confusion que les idéalistes du déclin fomentent l?affaiblissement de la nation. La colonisation était une idée stupide, malhonnête et cynique. La décolonisation a justement eu lieu, dans des conditions parfois dramatiques, avec des conséquences mémorielles, humaines, diplomatiques, dont certaines sont aujourd?hui encore, et c?est normal, des sujets de conversations houleuses. L?erreur reconnue, les excuses présentées, la France devrait-elle renoncer aux territoires qui ont, à l?exemple de la Nouvelle-Calédonie par deux fois, décidé au terme de processus électoraux parfaits d?être français ? Nico [...] Lire la suite

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