Arthur Chevallier – Les États-Unis, un ami qui ne nous veut pas que du bien

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Joe Biden et Emmanuel Macron le 11 juin 2021.
Joe Biden et Emmanuel Macron le 11 juin 2021.

Si les États-Unis, comme l?écrit Paul Claudel, sont entrés dans le monde au « bras de la noblesse française », ils n?ont rien retenu de sa politesse. La France, généreuse et bienveillante, croit qu?il suffit d?aider un pays pour le rendre aussi civilisé qu?elle. C?est sidérée qu?elle constate, plus de deux cents ans après la mort de Louis XVI, qu?elle est la nation la mieux élevée du monde. Et de supporter, à table, un enfant qui mange la bouche ouverte, coupe la parole, fait des boulettes de pain, catapulte sa purée avec sa cuillère, cet enfant que décidément on regrette d?avoir invité à dîner avec les adultes : les États-Unis d?Amérique.

Jean-Yves Le Drian a employé un ton approprié à la crise relative au contrat de construction des sous-marins nucléaires signé avec l?Australie, depuis « volé » par les États-Unis, à l?origine d?une alliance indopacifique avec la Grande-Bretagne, bien entendu au détriment de l?Union européenne. Loin des remontrances feutrées de diplomates, ces plaintes polies, craintives, qui révèlent moins la colère que l?impuissance, le ministre des Affaires étrangères a renvoyé, avec la martialité et le dédain d?un officier supérieur, l?Amérique à son comportement, celui d?un État corsaire, indigne de ce qu?il prétend être, des leçons qu?il dispense au monde. Il a justement rappelé la confusion des genres à tenir des partenaires pour des amis.

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