Séraphine Louis, pionnière de l'art naïf au parcours tourmenté

Séraphine Louis est la première femme peintre l’art naïf et sans doute l’une des artistes qui représente mieux ce courant, n'en ayant pourtant jamais la reconnaissance. Née au milieu du XIXème siècle, c’est à Senlis (Oise) qu’elle se découvre une passion pour la peinture. Une manière de s’évader et de s’élever socialement, elle qui était une femme de ménage à l’origine. Sa reconversion n’a pas été évidente : une rumeur se répand, l’accusant d’être une sorcière. Une artiste très pieuse Le lien qui unit Séraphine Louis à la religion catholique est très fort. Elle a longtemps servi à la cathédrale de Senlis. Là-bas, c’est à force d’admirer les vitraux qu’elle a trouvé l’inspiration pour les couleurs de ses toiles. Les rosaces de ce lieu ont certainement inspiré les silhouettes des fleurs qu’elle a peintes. Un marchand d’art lui a finalement donné sa chance, exposant ses œuvres. Mais même le succès de son art n’a pas aidé à soigner ses névroses. L’artiste a longtemps vécu seule et retranscrivait son mal-être sur ses toiles. Des peintures qui se vendent désormais pour des dizaines de milliers d’euros.