Art rupestre en Afrique subsaharienne : des archives à ciel ouvert

Michel Lachkar
·1 min de lecture

Depuis des décennies, les notions d'art rupestre et d’art préhistorique sont immédiatement rattachées aux célèbres peintures des grottes d’Altamira, de Lascaux ou de Chauvet. On trouve pourtant abondance de peintures et de gravures rupestres encore très mal connues partout en Afrique. Le livre Art rupestre et patrimoine mondial en Afrique subsaharienne fait le point sur ces recherches. Geoffroy Heimlich, coordinateur éditorial de cet ouvrage collectif, a accordé une interview à franceinfo Afrique.

Franceinfo Afrique : on a entendu parler des gravures rupestres du Tassili ou de la Dame Blanche, en Namibie, mais l’art rupestre en Afrique subsaharienne reste encore peu connu.

Geoffroy Heimlich : l'art rupestre d’Afrique subsaharienne reste souvent mal connu, ou peu étudié, bien qu’il ait été signalé dès le XVIe siècle, avant les premières découvertes d’art préhistorique en Europe, à la différence des arts rupestres du Sahara ou d’Afrique australe, plus richement documentés. Dans le massif de Lovo par exemple, en République démocratique de Congo (RDC), plus de 5 700 gravures et peintures ont été observées dans le lit de rivières, au pied des falaises, dans des abris et jusque dans les profondeurs des grottes, dans l’obscurité la plus totale. Il est probable que le peu d’intérêt manifesté jusqu’à présent pour ces images rupestres est dû à leur caractère essentiellement non-figuratif.

Que peuvent nous apprendre ces gravures et peintures ?

Les images rupestres nous présentent des (...)

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