Art : à Bordeaux, lumière sur les artistes africaines et de la diaspora

Par Eva Sauphie, envoyée spéciale à Bordeaux
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Mary Sibande, Wish you were here, 2010. Techniques mixtes, dimensions variables. Courtesy de la collection Gervanne et Matthias Leridon, photo Momo Gallery.
Mary Sibande, Wish you were here, 2010. Techniques mixtes, dimensions variables. Courtesy de la collection Gervanne et Matthias Leridon, photo Momo Gallery.

« Memoria, récits d'une autre Histoire. » Le titre de cette exposition ? prolongée jusqu'en août 2021 en raison de la crise sanitaire liée au Covid19 ? résonne dans l'actualité bordelaise. La ville portuaire multiplie les actions mémorielles pour rappeler son passé négrier. En juin 2020, en plein débat sur le déboulonnage des statues d'esclavagistes, cinq plaques de rue portant le nom de négriers s'accompagnaient de plaques explicatives. Plus tôt, en mai 2019, à l'occasion de la Journée nationale de commémoration de l'esclavage et de la traite négrière, la statue de l'esclave affranchie Modeste était érigée sur les bords de la Garonne. C'est à quelques encablures de là que le Fonds régional d'art contemporain de la région d'Aquitaine (Frac) accueille depuis le 5 février 14 artistes femmes dans ce même élan de devoir de mémoire et de représentation. « Quand je suis arrivée au Frac, il n'y avait qu'un seul artiste africain parmi la collection. Aujourd'hui, par le biais d'acquisitions, les artistes africains représentent 4 % de notre fonds, souligne Claire Jacquet, directrice du lieu.

Memoria : récits de femmes, de l'intime à l'universel

Elles viennent d'Algérie, du Nigeria, du Ghana, du Maroc, du Sénégal, de République démocratique du Congo, du Cameroun, ou encore d'Afrique du Sud. Parmi elles, nombreuses sont celles ayant déjà exposé à l'international, en Europe comme en Afrique, à l'instar de Gosette Lubondo, Mary Sibande ou Dalila Dalléas Bouzar. Si leur ré [...] Lire la suite