"Un arsenal législatif pas adapté à la crise sanitaire" : comment les organisateurs de fêtes clandestines sont-ils jugés dans le contexte de Covid-19 ?

Noémie Bonnin
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Rave-party du Nouvel An près de Rennes, soirée géante à Marseille, fête clandestine à Reims, Toulouse, Lyon, ou encore Tours... À chaque fois, ces évènements, organisés malgré les restrictions sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19 font la une des médias, les choux gras des réseaux sociaux et provoquent de vives condamnations de la part des leaders politiques. Mais que deviennent vraiment les organisateurs de ces soirées ? Sont-ils condamnés ? Sur quels motifs ? Ces procédures reflètent en réalité une grosse part de communication politique, selon certains experts.

"Une interprétation de la loi à la limite de la déformation"

Huit mois d'emprisonnement, dont quatre avec sursis pour l'organisateur d'une fête dans un showroom à Reims. Quatre et six mois de prison pour les initiateurs d'une soirée géante à Marseille. Trois mois d'emprisonnement avec sursis pour avoir lancé un "apéritif sonore" à Lyon, qui a finalement réuni 300 personnes... Les premières condamnations après ces événements festifs en pleine pandémie sont tombées.

Pour toutes ces affaires déjà jugées, le motif de "mise en danger de la vie d'autrui" n'est pas toujours retenu. Et quand il l'est, ce n'est jamais le seul. Pour une simple raison : c'est une qualification loin d'être évidente à prouver. "Ce sont des termes qui font peur, qui font de l'effet sur la population, décrypte Avner Doukhan, avocat au barreau de Paris. Mais pour moi, c'est une infraction qui ne tient pas." Le spécialiste rappelle que (...)

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