Arrestation du fils d'"El Chapo": les violences au Mexique en images

Le chaos dans les rues de Culiacan au Mexique.  - Marcos Vizcarra
Le chaos dans les rues de Culiacan au Mexique. - Marcos Vizcarra

Cette fois, les forces de l'ordre mexicaines sont allées au bout de leur intention. Après une première tentative d'arrestation avortée en 2019 devant le risque de soulèvement, elles ont procédé ce jeudi à l'interpellation d'Ovidio Guzman Lopez dit "El Raton" - "La Souris" en espagnol - le fils du tristement célèbre Joaquin "El Chapo" Guzman. Malheureusement les craintes nourries il y a trois ans n'ont pas tardé à se réaliser: les narcotrafiquants ont pris les armes contre l'armée et la police à Culiacan, dans le nord-ouest du pays, là où le criminel a été appréhendé.

Passagers dissimulés sous les sièges de leur avion touché par des balles, combats de rues: BFMTV.com passe en revue ce vendredi les images de cette insurrection mafieuse qui bouleverse le Mexique.

Depuis qu'"El Chapo" ou "le petit", a été arrêté pour trafic de drogue en 2016 puis condamné à la prison à perpétuité en 2019 après son extradition aux États-Unis, c'est l'un de ses fils, Ovidio, aujourd'hui âgé de 32 ans, qui a repris le flambeau. Il est d'ailleurs soupçonné d'avoir hérité de son paternel la direction du cartel de Sinaloa, un groupe de narcotrafiquants particulièrement meurtrier fondé par ce dernier il y a 40 ans.

Commando en zone urbaine

Dès l'arrestation de leur chef, ceux-ci ont d'ailleurs prouvé que leur réputation de violence n'était pas usurpée. Les combats qui les ont opposés à la Garde nationale, à l'armée ces dernières heures ont entraîné la mort de 29 personnes au moins d'après le décompte du gouvernement ce vendredi - dix du côté des militaires, le reste du côté du cartel.

Parmi, les vidéos des troubles mises en ligne, certaines permettent justement de se faire une idée de la gravité de la situation. La captation ci-dessous montre des militaires mexicains user de tactiques commando avant d'échanger des tirs dans les artères de Culiacan avec des criminels.

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Des blindés sur les routes

D'autres images se font l'écho de la mobilisation de l'armée. Ainsi, cette vidéo exposant le défilant de tanks sur les routes.

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Des rues, la bataille s'est bientôt portée dans le ciel. Des hélicoptères et autres appareils ont ainsi ciblé des points-clés de l'insurrection.

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Terreur dans l'avion

Une extension du domaine du conflit dans les airs qui a eu d'autres conséquences néfastes encore. Ainsi, un avion qui se préparait à décoller depuis le tarmac de l'aéroport local a été touché par des balles. L'événement a poussé les autorités à suspendre les vols. Dans le post suivant, relayé sur Twitter par un journaliste de la chaîne américaine ABC, on peut apercevoir la terreur des passagers de l'appareil ayant essuyé les tirs. Ils se terrent sous leurs sièges ou dans l'allée centrale.

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Cette escalade rappelle la précédente initiative de la police et les raisons de son échec. Lorsque les agents avaient voulu arrêter Ovidio Guzman en octobre 2019, ils avaient renoncé avant de se retirer du théâtre de l'opération devant la menace d'une explosion de la violence du cartel de Sinaloa. Alfonzo Durazo, alors ministre de l'Intérieur, avait tenté de justifier à l'époque:

"Décision a été prise de quitter cette maison sans Guzman afin d'éviter que davantage de violences ne soient commises dans la zone et afin de préserver les vies des membres de nos effectifs et ramener le calme dans la ville".

L'agglomération de Culiacan compte environ un million d'habitants.

Article original publié sur BFMTV.com