Arrestation d’un chef terroriste, le cadeau d’adieu de Barkhane ?

PHOTO BENOIT TESSIER/REUTERS

C’est dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 juin , à la frontière entre le Mali et le Niger, qu’il a été cueilli. Son nom : Oumeya Ould Albakaye.

Selon le communiqué, il “était le chef de l’EIGS pour le Gourma, au Mali, et pour l’Oudalan, au nord du Burkina Faso. Il a organisé plusieurs attaques contre différentes emprises militaires au Mali, dont celle de Gao. Il dirigeait des réseaux de mise en œuvre d’engins explosifs improvisés. Il était par ailleurs responsable d’un grand nombre d’exactions et d’actions de représailles menées par l’EIGS contre les populations maliennes et burkinabè.”

Trophée de guerre et pied de nez français au Mali

Pour une prise importante, c’en est vraiment une, même si l’intéressé est loin d’être un des émirs du terrorisme au “Sahelistan”, dont les plus recherchés demeurent Iyad Ag Ghali, du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), et Amadou Koufa, du Front de libération du Macina (FLM), après que Mokhtar Belmokhtar (présumé mort depuis novembre 2016), Abdelmalek Droukdel et Abou Walid Al-Sahraoui ont été tués par Barkhane.

Cette capture d’Albakaye intervient alors que les soldats français sont en train de faire leur paquetage depuis un certain temps après avoir été déclarés persona non grata par les autorités de la transition malienne, qui ont préféré quitter les ailes protectrices du Coq gaulois pour se réfugier entre les grosses pattes de l’Ours russe.

Les unes après les autres, les principales bases de Barkhane et de la force européenne Takuba sont en train d’être démantelées. Dernière en date, celle de Ménaka, dans le nord-est du pays, dans la fameuse zone dite des trois frontières, transférée pas plus tard que ce 13 juin aux Forces armées maliennes (Fama).

C’est l’avant-dernière étape d’un retrait qui s’effectuera en bon ordre, selon l’Hexagone. Il ne reste guère plus que le PC de Gao pour boucler la boucle. Les soldats tricolores sont censés quitter définitivement les sables mouvants du Mali avant la fin de l’été pour une “réarticulation du dispositif”, selon la formule officielle de Paris, qui prendrait en compte l’extension du péril terroriste vers le golfe de Guinée.

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