Arrestation à Paris d'ex-membres des Brigades rouges : l’Italie replonge dans les années de plomb

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C’est une blessure qui ne s’est jamais refermée. Politiquement et humainement. L’arrestation à Paris de sept ex-brigadistes italiens impliqués dans les attentats des années de plomb a relancé le débat sur cette période tragique. Une partie des familles des victimes se réjouit et demande à ce qu’ils soient incarcérés dans des pénitenciers de haute sécurité pour purger leur peine, d’autres parlent de pardon. Mais une question est sur bien des lèvres : peut-on appeler justice celle qui rend justice un demi-siècle après ?

" Mon cher fils, je suis en paix, j’ai choisi le pardon mais j’espère maintenant que nous saurons toute la vérité ". Après l’arrestation de 9 brigadistes à Paris dont l’un des commanditaires de l’assassinat de son mari, Gemma Calabresi a décidé de parler dans une tribune publiée à quatre mains avec son fils Mario par le quotidien romain La Repubblica. Le 17 mai 1972, la veuve du commissaire Luigi Calabresi a 25 ans lorsque son mari est abattu devant son domicile par un commando de l’organisation d’extrême-gauche Lotta continua. Détesté par l’extrême-gauche italienne pour ses méthodes musclées, le commissaire était soupçonné d’avoir provoqué la mort en décembre 1969 de l’anarchiste Giuseppe Pinelli qui était tombé par la fenêtre d’un poste de police à Milan durant un interrogatoire.Depuis lors, près de cinquante ans se sont écoulés. Mercredi matin, lorsque Giorgio Pietrosefani, condamné en Italie à 22 ans de prison (une peine réduite à 16 ans), pour...

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