Arnaud Montebourg retire sa proposition sur les transferts d'argent

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Arnaud Montebourg a fini par enterrer sa mesure polémique visant à bloquer les transferts d'argent à destination de pays refusant de rapatrier leurs ressortissants ciblés par une procédure d'expulsion en France. (Photo: Capture d'écran BFMTV)
Arnaud Montebourg a fini par enterrer sa mesure polémique visant à bloquer les transferts d'argent à destination de pays refusant de rapatrier leurs ressortissants ciblés par une procédure d'expulsion en France. (Photo: Capture d'écran BFMTV)

PRÉSIDENTIELLE - Près d’une semaine après, il écope encore. Ce vendredi 12 novembre, Arnaud Montebourg était invité de BFMTV pour revenir une nouvelle fois sur sa proposition polémique de bloquer les transferts d’argent de familles à destination de pays refusant de rapatrier leurs ressortissants visés par une obligation de quitter le territoire (OQTF).

Une proposition que le candidat à l’élection présidentielle de 2022 avait notamment reprise des programmes d’extrême droite de Marine Le Pen et du participant putatif Éric Zemmour, et qu’il avait présentée dimanche dernier dans l’émission Le Grand Jury de LCI, RTL et Le Figaro. Avec pour conséquence immédiate une très vive controverse.

“C’était une erreur, cette mesure ne sera pas dans mon programme”, a-t-il assuré ce vendredi. Et s’il a refusé de reprendre dans sa bouche le terme de “connerie” employé par son intervieweur Jean-Jacques Bourdin, il l’a admis en creux, se déclarant “en communion de pensée”.

S’il a expliqué que ses proches avaient très largement mis en doute le bienfondé de sa proposition -“Je me suis fait engueuler par ma famille qui le fait, qui transfère de l’argent à des grands-mères...”-, Arnaud Montebourg s’est toutefois surtout défendu face aux critiques.

Les États ciblés, pas les familles

Affirmant de manière surprenante avoir “partagé l’émotion” née de sa propre sortie, l’ancien ministre de François Hollande s’est ainsi justifié: “Ma proposition, c’est de taper au portefeuille des États (...) Certainement pas de mettre en difficulté les familles.”

Car pour Arnaud Montebourg, la problématique des pays qui refusent de rapatrier leurs ressortissants ou même de leur permettre de franchir la frontière lorsque ceux-ci sont visés par une OQTF demeure. “Nous avons un problème pour l’exécution d’un certain nombre de décisions, des délinquants -y compris dans le terrorisme- parfois dangereux que la police essaie de raccompagner dans leur pays d’origine et qui ne sont pas repris...”, a-t-il encore déclaré.

Et -signe que la polémique ne sera pas si facilement enterrée- de se défendre une nouvelle fois d’avoir voulu, avec sa proposition, punir des États en visant des individus directement. “Mais qu’est-ce que vous me chantez?”, a-t-il répondu à une relance de Jean-Jacques Bourdin. “Je ne jetterai jamais le soupçon sur ceux qui travaillent dur et qui ont de l’entraide familiale.”

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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