Arnaud Montebourg officialise sa candidature à l'élection présidentielle

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POLITIQUE - C’était attendu, c’est désormais officiel. Arnaud Montebourg est candidat à l’élection présidentielle, malgré l’embouteillage qui se profile à gauche. Depuis sa ville natale de Clamecy dans la Nièvre, l’ancien ministre du Redressement productif a confirmé ses intentions ce samedi 4 septembre.

“Je suis venu pour éviter à la France la douleur d’un deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron ou le danger d’un premier quinquennat de Marine Le Pen”, a déclaré Arnaud Montebourg, qui promet à travers sa campagne “la remontada de la France”.

“J’ai décidé de présenter aux Françaises et aux Français ma candidature à la présidence de la République”, a-t-il déclaré, se présentant comme un candidat “libre et sans parti politique”. Une annonce qui intervient alors que Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo et Fabien Roussel sont déjà positionnés à gauche, en attendant le candidat qui sera issu de la primaire écologiste.

Durant son discours, l’ancien socialiste a promis d’accomplir une “remontada” dans divers domaines, dans lesquelles il estime que le pays a pris du retard. Sans surprise, le chantre du “made in France” a insisté sur la nécessité de relocaliser l’économie, promettant également la nationalisation des société d’autoroutes et une “revalorisation significative” des bas salaires du public et du privé.

Toujours sur le plan économique, l’entrepreneur de 58 ans propose de généraliser le “dividende salarié” afin d’améliorer “le partage des profits” au sein des entreprises. VIe République, “France sans pétrole” en 20 ans, “sévérité républicaine” ou encore “retour à la terre”, Arnaud Montebourg a assuré ”éprouver de la légitimité” à porter ses idées au pouvoir après avoir mis en avant son expérience d’entrepreneur face aux “professionnels de la politique”. Dans la foulée, un site Internet a été mis en ligne, sur lequel plusieurs de ses propositions sont détaillées.

Bien qu’attendue, cette annonce fait déjà grincer quelques dents au sein de son ancienne famille politique. “Tu vas affaiblir la gauche sans jamais être le trait d’union des souverainistes de toutes natures”, a prévenu sur Twitter, un brin agacé, l’ancien premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.

À voir également sur Le HuffPost: Emmanuel Macron à Marseille, “insupportablement monarchique” pour Jean-Luc Mélenchon

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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