Arnaques sur internet : confessions d'un "brouteur"... et d'une victime

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Les "brouteurs" écument les réseaux sociaux, sous de fausses identités, à la recherche de proies facile à extorquer. Une activité répandue dans certains pays africains qui peut détruire des vies en France. Témoignage côté coupable...et côté victime.

" Le brouteur est un homme comme toi, sympa tranquille " lâche Hervé, 20 ans, reconverti dans l'arnaque sur internet. Le phénomène n'est pas nouveau et remonte aux années 2000. Des Africains le plus souvent basés dans l'ouest du continent (Côte d'Ivoire, Sénégal, Nigeria) profitent des cybercafés et, plus récemment, des smartphones, pour rentrer en contact avec des Occidentaux pour leur soutirer de l'argent.Comme s'il se livrait à la pêche au gros, Hervé interpelle les multiples auteurs de commentaires postés sur des pages Facebook populaires, en particulier celles de grands médias français. Marianne l'a contacté afin qu'il raconte sa situation et ses motivations.Le terme "brouteur" fait référence à la passivité du mouton qui se nourrit sans effort, comme un arnaqueur peut se faire des milliers d'euros en mentant à des inconnus sur le net. L'arrivée des cybercafés, propices à l'anonymat, dans les années 2000, a propulsé le phénomène. Vingt ans plus tard, le mode opératoire s'est encore simplifié après l'essor des smartphones. " Vous êtes tellement intelligents en Occident que vous avez créé les téléphones portables et nous, comme nous sommes encore plus malins, nous les utilisons pour vous arnaquer " fanfaronne Hervé.5...

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