Arnaldo Otegi et la raison d’ETA

Libération.fr

Le désarmement d’ETA est «un événement historique». Ce sont les termes employés le 28 mars par Arnaldo Otegi, l’indiscutable leader depuis vingt ans de la gauche basque abertzale, celle qui défend un Etat indépendant et qui a joué le rôle de bras politique de l’organisation, considérée comme «terroriste» par l’UE. Ce samedi, en effet, avec pour décor une manifestation dans le centre de Bayonne, un groupe de militants basques, les «Artisans de la paix», va s’assurer de ce que la totalité de l’arsenal de l’organisation soit remis aux autorités françaises. «Dans le bras de fer entre ETA et Madrid, c’est l’action de la justice, de la police et de la garde civile qui a permis de gagner la bataille contre les terroristes, affirme un connaisseur. Mais il fallait aussi que quelqu’un persuade son propre camp d’accepter la réalité politique et le jugement de l’histoire. Et ce fut Otegi.»

Boucle d’oreille, cheveu ras, verbe éloquent, il a indéniablement été le principal artisan du virage entrepris il y a une dizaine d’années par la majorité des abertzales («patriotiques» en basque) : l’acceptation que le combat irrédentiste ne peut passer que par des voies démocratiques. Une conviction qui, après quatre décennies d’attentats et 829 assassinats, a poussé ETA à déclarer en 2011 un «cessez-le-feu unilatéral et durable». Homme fort de la formation depuis le milieu des années 90, Arnaldo Otegi n’avait pas attendu ce tardif armistice, appelant depuis 2004 à des «voies purement pacifiques».

De la part du leader d’une organisation aux mille ramifications qui, depuis sa naissance, a toujours manié les bombes, les menaces de mort ou l’extorsion de fonds, cela n’avait rien d’évident. Malgré sa nette vocation politique, Otegi aura surtout eu affaire aux policiers, aux magistrats et aux matons. Et pour cause : il a 19 ans lorsqu’il intègre un commando d’ETA. Ses séjours carcéraux seront à la mesure de ses faits d’armes, puis de sa complaisance à l’égard de l’organisation dont il justifie (...)

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