« Army of the Dead » : la petite mort sans gloire des zombies woke

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David Bautista dans « Army of the Dead » de Zack Snyder.
David Bautista dans « Army of the Dead » de Zack Snyder.

Faut-il tuer le film de morts-vivants ? Au générique final d'Army of the Dead de Zack Snyder, en ligne depuis aujourd'hui sur Netflix, on est vraiment tenté de dire oui. Achevez-les, ces pauvres cadavres ambulants ! Une balle dans la tête du mythe et qu'on n'en parle plus ! Feu George A. Romero, pape du genre qui n'avait déjà que très peu goûté L'Armée des morts du même Snyder en 2004 (un remake de Zombie, chef-d'?uvre indéboulonnable du maestro), doit faire la toupie dans sa tombe. Lui qui a signé le genre de trois classiques toujours inégalés à ce jour ? La Nuit des morts-vivants (1968), Zombie (1978) et Le Jour des morts-vivants (1985) ? à une ère où quasiment personne à Hollywood ne voulait miser un kopek sur ses macchabées, que penserait-il de l'éc?urante profusion de dollars fumés par Netflix pour accoucher d'une telle purge impropre à la consommation ?

Produit officiellement pour 90 millions de dollars, Army of the Dead est un sale film. Le symbole de la gangrène du divertissement américain par le virus de l'opportunisme woke au détriment d'exigences élémentaires de qualité artistique. Un machin paresseux et prétentieux, moche et laborieux, mais aussi moralement très limite au nom du camp du bien. Et qui, accessoirement, nous prend pour des demeurés au bout d'à peine une poignée de minutes. Jugez plutôt : coécrit par Zack Snyder, le scénario débute par le départ au crépuscule d'un convoi de l'armée depuis la zone 51 (Nevada) pour acheminer on ne sai [...] Lire la suite