Armes françaises au Yémen : les journalistes de Disclose condamnent une "atteinte au secret des sources" après leur audition par la DGSI

Louis San
Geoffrey Livolsi et Mathias Destal ont été entendus, mardi, dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure. En cause : la publication d'une note classée "confidentiel défense" dans leur enquête sur l'utilisation d'armes françaises au Yémen.

"C'est une volonté claire de nous fragiliser dans notre travail de journaliste et nous intimider pour la suite." Mathias Destal, cofondateur du site d'investigation Disclose, a commenté, mercredi 15 mai, sur franceinfo, son audition par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). La veille, lui et Geoffrey Livolsi, l'autre cofondateur de Disclose, ont été entendus pour leur enquête sur l'utilisation d'armes françaises au Yémen. Ils sont notamment inquiétés par la justice pour avoir détenu puis publié des documents classifiés "confidentiel défense".

Les journalistes ont été reçus au 4e sous-sol de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), mardi, à 9h30, dans des salles séparées, en compagnie de leurs avocats. Les enquêteurs de la DGSI avaient préparé sept pages de questions. Ces derniers "ont notifié à Mathias Destal et Geoffrey Livolsi qu’ils n’étaient pas entendus en tant que journalistes", rapportent les deux intéressés dans un communiqué, mardi soir. Un choix qu'ils jugent "proprement scandaleux".

Résultat : les auditions n'ont duré qu'une heure environ car les journalistes ont gardé le silence. "Pour nous, c'est (...)

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