Armes non déclarées : tout comprendre à «l'opération nationale d'abandon» lancée par l'État

© PIERRE VERDY / AFP

Un vieux fusil de chasse dans la grange, un couteau caché dans une table de chevet... Difficile de se séparer de ses armes non déclarées. Conscient du problème, le ministère de l'Intérieur organise depuis ce vendredi et jusqu'au 2 décembre , une grande "opération nationale d'abandon". Car selon l'État, plus de cinq millions d'armes seront détenues de façon irrégulière.

Alors, pour réguler, l'État autorise pendant huit jours les propriétaires d'armes trouvées ou acquises par héritage, à venir dans l'un des 300 sites spécialisés dans l'Hexagone et en outre-mer, à régulariser leur situation. Les possesseurs pourront ainsi se rendre à la gendarmerie ou dans les commissariats pour se desaisir de leurs biens, ou au contraire, enregistrer leur matériel dans le système d'information sur les armes (SIA).

Collecte à domicile

"Les services de l’État seront mobilisés avec leurs partenaires pour accompagner les particuliers dans leurs démarches d’enregistrement ou d’abandon de leurs armes", assure sur son site le ministère de l'Intérieur. Ainsi, les modalités d'abandon sont simplifiées durant cette période, avec "la garantie pour le particulier de n'encourir aucune poursuite judiciaire ou administrative sur le fondement du transport ou de la détention sans autorisation, d'armes", poursuit le ministère.

Pour les personnes ayant des difficultés à se déplacer ou vivant en région parisienne, il sera possible d'organiser une collecte à domicile, afin d'éviter des déplacements avec des armes d...


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