Armement des policiers : à L’Haÿ-les-Roses, manif contre l’arrivée de LBD « intelligents »

Maxime François
Ce samedi, à l’Haÿ-les-Roses. Environ 25 manifestants se sont rassemblés devant la mairie pour protester contre l’arrivee de LBD « intelligents »

Une bonne vingtaine de manifestants se sont rassemblés devant la mairie, ce samedi, pour protester contre l’expérimentation de ces armes censées éviter les tirs non-réglementaires.


« Ces LBD nous coûtent les yeux de la tête » : pancartes et tracts à la main, une bonne vingtaine de manifestants se sont rassemblés ce samedi devant la mairie de L’Haÿ-les-Roses pour protester contre l’arrivée de nouveaux Lanceurs de balles de défense (LBD) « intelligents », actuellement expérimentées par la police municipale.

Les protestataires – quelques habitants de la commune, des villes voisines ainsi que des militants de gauche venus de tout le département — sont venus signifier à la ville leur mécontentement après l’arrivée de ces nouvelles armes. Une nouvelle qui intervient alors que le nombre de blessés graves depuis le début du mouvement des Gilets jaunes a ouvert un débat sur la stratégie de maintien de l’ordre, et notamment sur l’usage de ces armes communément appelées Flash Ball.

« Boîte noire » des tirs

« On nous enfume : il n’y a pas d’arme intelligente, c’est de la pure communication pour cacher la dangerosité de cet équipement qui mutile », s’étrangle Ian, du collectif d’extrême gauche Désarmons-les, qui milite contre les violences policières. Derrière lui, une femme affiche les visages défigurés et ensanglantés de nombreuses victimes de tirs au visage.

Et pour cause : cette nouvelle mouture du LBD, censée éviter les tirs non réglementaires grâce à un viseur doté d’une alarme qui signale les visées dangereuse, n’empêche pas le coup de partir s’il n’est pas réglementaire (au niveau de la tête, par exemple). En revanche, le boîtier fonctionne comme une « boîte noire » des tirs.

« Liberté Bafouée Défigurée »

Nicolas, 26 ans, une affiche ««LBD : Liberté Bafouée Défigurée » tenue à bout portant au-dessus de sa tête, interpelle le directeur de cabinet du maire, même s’il « ne souhaite pas que les policiers soient désarmés pour autant ». L’étudiant « trouve simplement inquiétant (...)

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