Armageddon : et si un astéroïde nous fonçait dessus ?

La crainte de voir la Terre percutée par un astéroïde ne date pas d'aujourd'hui. Et surtout, elle a déjà été concrétisée à plusieurs reprises ! La plus connue étant celle où un astéroïde d'au moins 10 km de diamètre a causé l'éradication des dinosaures, il y a 66 millions d'années. On peut aussi citer l'événement de la Toungouska, provoqué par la désagrégation d'une météorite à une altitude entre 5 et 10 kilomètres. L'onde de choc générée a dégagé une puissance équivalente à mille fois celle de la bombe nucléaire d'Hiroshima. L'astéroïde d'origine n'avait pourtant qu'un diamètre de 200 mètres.

Et dans la fiction ? Cette idée a été vue très récemment dans le film Don't look up : Déni cosmiqueallégorie de l'inaction climatique, dans lequel une comète se dirige droit vers la Terre. Mais aussi, dans Armageddon, dans lequel Bruce Willis, comme souvent, sauve l'humanité d'une destruction certaine. Dans ce blockbuster sorti en 1998, une pluie de météorites s'écrase sur New York, et indique une menace encore plus grande : un astéroïde de la taille du Texas (un peu plus gros que la France) impactera la Terre dans 18 jours. La Nasa envoie alors une équipe experte en forages pour aller creuser un puits dans l'astéroïde et y placer une charge nucléaire pour le disloquer. Les membres, n'ayant aucune connaissance en astronautique, doivent être formés en (très grande) vitesse.

La bande-annonce du film Armageddon.

Non, creuser un puits à 500 mètres ne suffirait pas à détruire l'astéroïde d'Armageddon

Très mal accueilli par la critique, un peu mieux par le public, le film possède de nombreuses petites erreurs, le rendant scientifiquement peu plausible. Des explosions bruyantes dans l'espace alors qu'aucun son ne s'y propage, une gravité équivalente à celle de la Terre sur l'astéroïde alors qu'elle devrait être bien moindre, seulement une heure pour rejoindre la Station spatiale au lieu de 24 heures... et au niveau du scénario lui-même, est-il réaliste ? Sur certains aspects, oui....

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