Arménie-Azerbaïdjan: derrière la reprise des combats, la question du statut du Haut-Karabakh

À l'origine des derniers affrontements à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, il y a notamment l’impatience de Bakou de ne pas voir décidé ce que sera le statut futur du Haut-Karabakh malgré sa victoire dans la guerre de 2020.

Les derniers jours ont été sanglants dans le Caucase du Sud. Les combats ont fait au moins 176 morts, principalement des militaires, le long de la frontière entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, après que les forces du premier ont fait irruption sur le territoire de la seconde en plusieurs points.

Ces événements sont les plus graves depuis la fin des 44 jours de la « seconde guerre du Haut-Karabakh », le 9 novembre 2020, au terme de laquelle l’Azerbaïdjan a repris le contrôle d’une partie de la province sécessionniste et de l’ensemble des territoires « occupés » autour de celle-ci.

Les combats, qui avaient éclaté mardi, ont pris fin dans la nuit de mercredi à jeudi « grâce à l'implication de la communauté internationale », a indiqué le Conseil de sécurité nationale arménien. La Russie, médiateur traditionnel dans cette région, avait annoncé une trêve dès mardi matin, mais celle-ci avait été violée pendant deux jours, les deux camps s'accusant mutuellement de bombardements.

Aliev s'impatiente sur la question du statut du Haut-Karabakh

Dans la déclaration de cessez-le-feu du 9 novembre 2020, signée suite à la médiation du président russe Vladimir Poutine, rien n’est dit quant au statut final du Haut-Karabagh. Vladimir Poutine avait alors expliqué que cette très difficile question ne pourrait être décidée que dans un futur indéterminé.


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