En Arizona, la chambre à gaz proposée à un condamné à mort

Une chambre à gaz à Florence en Arizona, immortalisée en février 1999. (Photo d'illustration)
Une chambre à gaz à Florence en Arizona, immortalisée en février 1999. (Photo d'illustration)

Après le peloton d'exécution ou la chaise électrique, la chambre à gaz. Confrontés à des difficultés autour des injections létales, des Etats américains conservateurs cherchent des alternatives venues du passé pour procéder à l'exécution de leurs condamnés à mort. Mardi 3 mai, la Cour suprême de l'Arizona a fixé au 8 juin l'exécution de Frank Atwood, condamné en 1987 pour le meurtre d'une fillette de huit ans, et lui a donné quinze jours pour choisir entre l'injection létale ou l'inhalation de gaz mortels.

Selon son avocat, les autorités pénitentiaires envisagent d'utiliser du cyanure d'hydrogène, l'élément principal du Zyklon-B, tristement associé à l'Holocauste. Or la mère de Frank Atwood était juive et avait fui l'Autriche en 1939 pour échapper aux nazis, a précisé Me Joe Perkovich. Aux Etats-Unis, seuls sept Etats autorisent l'usage de gaz létaux pour exécuter les condamnés à mort mais, en pratique, aucun n'y a eu recours depuis 1999. La plupart des exécutions ont lieu par l'injection de produits chimiques. Des doutes sur la légalité de ce protocole -- soupçonné de causer des souffrances illégales aux condamnés -- et le refus des laboratoires pharmaceutiques de fournir ces produits ont toutefois entraîné un recul marqué de la peine de mort dans le pays.

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