Ariane Séguillon, sa bataille contre la boulimie

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L’actrice de « Demain nous appartient », sur TF1, se livre sur son combat contre la boulimie.

Paris Match. Qu’est-ce qui vous pousse à prendre la parole ?
Ariane Séguillon. Ma perte de poids récente a été énormément commentée sur les réseaux sociaux. Je reçois des centaines de messages de femmes et de quelques hommes qui souffrent, ne supportent plus leur corps, et me demandent quel est mon secret. Il n’y en a pas… On doit se soigner à l’aide d’un thérapeute et apprendre à s’aimer.

Pourriez-vous définir cette maladie ?
La boulimie est une façon d’obtenir l’amour qu’on ne trouve pas ailleurs ; alors vient le besoin de se remplir de nourriture pour compenser. C’est une maladie solitaire, on se cache pour manger. Dans mon cas, rencontrer quelqu’un dont je suis éperdument amoureuse m’a beaucoup aidée.

Quel a été votre parcours dans la maladie ?
Je suis devenue boulimique le jour où mon frère m’a annoncé qu’il était atteint d’un cancer. Je suis entrée dans une boulangerie pour m’acheter six croissants et six pains au chocolat. Il ne s’agissait pas de gourmandise mais de remplissage. Je suis arrivée à 105 kilos alors que j’en pèse entre 55 et 60 en temps normal et que je n’ai pas une morphologie de “ronde”.

Aujourd’hui, êtes-vous guérie ?
J’ai retrouvé une relation saine avec la nourriture mais je reste fragile. Faire les courses peut encore être éprouvant. Manger est une drogue dure mais aussi un besoin vital, il faut travailler pour que cet acte redevienne un besoin autant qu’un plaisir et non plus une arme pour se faire du mal.


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