Ariane Fornia, la fille d'Eric Besson, accuse Pierre Joxe d'agression sexuelle, l'ex-ministre dément

Alexandra Milhat
La fille d'Eric Besson accuse Pierre Joxe d'agression sexuelle, l'ex-ministre dément

HARCÈLEMENT SEXUEL - Elle a décidé de se livrer "pour que la honte change de camp". Ariane Fornia, écrivain et blogueuse, fille de l'ex-ministre Eric Besson, a publié un article sur son blog ce mercredi 19 octobre, basé sur les hashtag "#MoiAussi" et "#BalanceTonPorc", qui s'est développé sur les réseaux sociaux afin que les femmes racontent leur douloureuse expérience de harcèlement ou d'agression sexuels.

"Cela fait plusieurs jours que j'hésite. Mais moi aussi, #moiaussi, j'ai besoin de vous raconter. Pas sur Twitter, pas en 140 caractères. Je vous raconterai ici, dans cet espace qui m'appartient, où j'ai le temps de vous livrer à mon rythme ce récit et cette réflexion", écrit la jeune femme sur son site internet, "Itinera Magica".

Dans son récit, elle relate "sa première agression ou 'le malentendu'", "la deuxième agression, ou l'enfer du métro", et une qui retient particulièrement l'attention: "la troisième agression, ou comment j'ai été agressée par un ancien ministre", qu'elle détaille. Ariane Fornia explique que cette agression sexuelle s'est passée en 2009 à l'Opéra Bastille, à Paris, alors qu'elle était placée dans la rangée "considérée comme 'la rangée VIP'. (...) C'est la rangée la plus exposée, où on voit aussi bien qu'on est vu. J'insiste là-dessus pour expliquer que ce ne sont pas des places discrètes, où on serait caché dans l'ombre".

Elle poursuit:

"Un vieux monsieur à l'air éminemment respectable s'assoit donc à ma droite. Son épouse est à sa droite à lui. J'insiste. Son épouse est là. La représentation commence. Et au bout de dix minutes, le vieux monsieur a sa main sur ma cuisse. Je me dis qu'il doit être très âgé, perturbé. Je le repousse gentiment. Il recommence. Rebelote. Une troisième fois. Il commence à remonter ma jupe. Il glisse sa main à l'intérieur de ma cuisse, remonte vers mon entrejambe. J'enlève sa main plus fermement et je pousse un cri d'indignation étouffé, bouche fermée. Tout le monde me regarde. Il arrête. Dix minutes...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post



En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages