En Ariège, les chasseurs estiment que la "cohabitation" avec l'ours est "impossible"

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Une femme porte un T-shirt contre la mise en liberté des ours lors d'une manifestation, en 4 juillet 2020. - GEORGES GOBET / AFP
Une femme porte un T-shirt contre la mise en liberté des ours lors d'une manifestation, en 4 juillet 2020. - GEORGES GOBET / AFP

"La cohabitation est impossible", a estimé ce dimanche Jean-Luc Fernandez, le président de la Fédération de chasse de l'Ariège, au lendemain de la rencontre entre un chasseur et une ourse, qui a laissé le premier grièvement blessé et la seconde tuée.

"Le chasseur est grièvement blessé, il a les jambes déchiquetées, le péroné cassé et l'artère fémorale touchée. L'ourse l'a traîné sur plus de 30 m et il n'a dû son salut qu'à la présence dans la battue d'une pompier volontaire qui lui a fait un point de compression", a relaté à l'AFP Jean-Luc Fernandez.

Samedi après-midi, alors qu'une battue se déroulait sur la commune de Seix, en lisière de forêt, aux alentours de 1.800 m, un chasseur de 70 ans qui participait à une chasse au sanglier a été attaqué par une ourse suivie de deux oursons.

Selon les propos rapportés par les chasseurs, l'homme qui est d'abord tombé sur les oursons a été violemment attaqué par la femelle "dans son dos".

Quatre ours tués depuis 2020

"Heureusement qu'il a pu garder sa carabine et qu'il a pu se défendre", souligne Jean-Luc Fernandez précisant que le chasseur est désormais "hors de danger".

Du côté de l'association Pays de l'ours-Adet, qui oeuvre depuis 30 ans pour le retour de l'ours, qui est une espèce protégée, dans les Pyrénées, on déplore les blessures du chasseur et on attend les résultats de l'enquête judiciaire ouverte dès samedi. "Depuis 2020, c'est le quatrième ours tué dans le massif des Pyrénées (deux en Espagne et deux en France), et les trois premiers ont été tués dans l'illégalité", affirme Sabine Matraire, la présidente de l'association. "On demande que la lumière soit faite sur les circonstances de cet événement et aussi que cela débouche sur des formations pour les chasseurs. Il faut que l'on en tire les conséquences", a ajouté Mme Matraire.

Article original publié sur BFMTV.com

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