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Les Argentins marchent en masse pour la mémoire des victimes de la dictature

Des dizaines de milliers d'Argentins ont manifesté, dimanche, paralysant notamment le centre de la capitale Buenos Aires, en ce "Jour de la mémoire", commémorant le coup d'État de 1976. Ces marches ont été teintées d'accusations de révisionnisme du gouvernement Milei.

"Plus que jamais, jamais plus !" : ils étaient des dizaines de milliers d'Argentins à manifester, dimanche 24 mars, Jour du souvenir des victimes de la dictature (1976-83).

Pendant de longues heures, le centre de Buenos Aires a été paralysé, plusieurs avenues menant à l'emblématique Place de Mai regorgeant de marées humaines, dans l'un des rassemblements les plus suivis des dernières années, en ce "Jour de la mémoire", ont constaté des journalistes de l'Agence France-Presse (AFP).

D'autres marches étaient prévues dans des villes de province.

Ce 24 mars commémore le coup d'État de 1976 portant au pouvoir la junte militaire, qui allait faire 30 000 morts et disparus, selon un bilan des organisations de droits humains.

Un bilan contesté par le gouvernement

Un bilan désormais de plus en plus ouvertement contesté par l'exécutif du président Javier Milei (lui parle de moins de 9 000), et sa vice-présidente Victoria Villaruel, proche des milieux militaires (fille et nièce d'officiers, dont un fut inquiété pour son rôle sous la dictature).

"Nous ne sommes ennemis de personne", a-t-elle assuré dimanche. "Mais face à un gouvernement qui nous offense (...), le peuple est plus clair que jamais."


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