En Argentine, la repentance d'Eloisa Diaz

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Peut-on rester en-dehors de tout, peut-on se contenter de regarder en spectateur, sans intervenir, sans prendre parti? D'autres auteurs forts célèbres, comme Philip Kerr, ont abordé cette thématique dans leurs livres. Personne n'a oublié Bernier Gunther, inspecteur à la Crim de Berlin sous le régime hitlérien qui tente de rester droit et vivant alors qu'il ne paratge en rien les valeurs du nazisme. La jeune auteure espagnole, Eloïsa Diaz, pose la même question dans son premier roman avec un titre qui au fond dit tout, Repentance. Alors, de quel bois justement est fait cet inspecteur Joaquin Alzada? A 8h30, ce matin-là, sur l'avenue Belgrano à Buenos Aires, le flic va se retrouver pour la deuxième fois de son existence confronté à ce dilemme cornélien : agir ou laisser faire, laisser les puissants gagner ou les affronter. Est-il encore cet homme soucieux de ne pas s'impliquer ou est-il un homme neuf/vieux que le courage ne déserte plus. Dès les premières pages, on comprend que Alzada est entré au panthéon romanesque des inspecteurs à suivre.

Le corps d'une femme est retrouvé dans une benne à ordure derrière la morgue tandis que, au même moment, une autre femme issue d'une des familles les plus aisées de la ville s'évanouit dans la nature. La réaction de son supérieur, le commissaire Galante, est immédiate : "Tu restes sous les radars, il y a des émeutes dans la ville, il y a bien d'autres chats à fouetter." Les deux hommes avaient déjà connu quatre coups d'Etat réussis et un...


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