Argentine: les femmes particulièrement victimes de la politique d'austérité du président Milei

Le président argentin Javier Mileil a annoncé jeudi soir la dissolution du sous-secrétariat à la Protection contre la violence de genre, avec pour conséquence le licenciement de 500 fonctionnaires. Le président ultra libéral projette, on le rappelle, de licencier en tout 75000 employés de l’État pour réduire les dépenses publiques. Depuis son arrivée au pouvoir il y a six mois, Javier Milei n'a eu de cesse de s'en prendre aux féministes, qualifiant leur combat pour l'égalité de « ridicule ».

Elles s’y attendaient, mais il n’empêche que les féministes argentines sont en colère. Plus aucune institution publique n’est désormais en charge ni des droits des femmes, ni de la violence de genre.

« Pendant toute sa campagne, le président Javier Milei a attaqué les politiques d'égalité des sexes. Le président s'est employé à nier l'existence de cette inégalité », dénonce Irupe Tentorio, journaliste et militante au micro de notre correspondante à Buenos Aires, Noémie Lehouelleur. Selon le président d’extrême-droite, Javier Milei, le ministère des Femmes, de l'égalité des sexes et de la diversité n’était qu’un instrument de propagande idéologique, inutile et trop coûteux, même réduit à un sous-secrétariat contre la violence de genre. Claudia Perugino affirme pourtant que le programme d’accompagnement qu’elle coordonnait a aidé environ 400 000 victimes. « Ça a été capital parce qu’en plus de recevoir une aide financière, ces personnes ont pu débuter une nouvelle activité entrepreneuriale et construire un projet de vie autonome, envisager une vie sans l'agresseur. »
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