Argentine: face à la violence du trafic de drogue, la «narcoculture» pointée du doigt

REUTERS - AGUSTIN MARCARIAN

La « narcoculture », c’est-à-dire à l’ensemble de codes et de références qui caractérisent les représentations du monde de la drogue, notamment en Amérique latine, est très ancrée au Mexique et en Colombie, mais son influence fait aussi des ravages en Argentine, et notamment à Rosario, troisième ville du pays.

Plus de 60 assassinats rien que depuis le début de l’année. Souvent présentée comme la capitale argentine du crime organisé, la ville de Rosario a un taux d’homicide quatre fois supérieur à la moyenne nationale. Une violence qui découle de l’emprise des trafiquants de drogue dans les quartiers les plus défavorisés comme celui de La Tablada, où vit Vilma Ludueña : « Dans ce quartier, il y a peu de présence policière et peu d’activités socio-éducatives pour favoriser l’inclusion. Et c’est tout le problème : si les clubs, les écoles et les bibliothèques ferment, la seule chose qui s’ouvre, c'est la rue ».

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Année après année, cette instructrice voit certains de ses anciens élèves se faire embrigader dès leur adolescence par les narcotrafiquants qui règnent sur leur quartier. De guetteur, ils passent à revendeur, avant de se voir confier une arme et d’être engagés pour tuer, parfois à 16 ans à peine.

Argent, voitures, armes à feu


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