Argentine: entrée en vigueur des réformes économiques dérégulatrices de Javier Milei

Le programme de dérégulation économique voulu par le président ultra-libéral argentin Javier Milei entre en vigueur ce lundi 8 juillet, ouvrant la voie à la privatisation d'entreprises publiques, une flexibilisation du droit du travail et des exonérations fiscales.

Adoptée après des mois de débats et de manifestations parfois violentes, la « loi omnibus », qualifiée par Javier Milei de « réforme législative la plus ambitieuse des 40 dernières années », a été définitivement adoptée fin juin dans un contexte de récession et de sévères mesures d'austérité qui ont durement affaibli le niveau de vie des Argentins.

Le président Milei, qui se déclare « anarcho-capitaliste », a désormais le feu vert pour déclarer l'état d'urgence économique pour un an, démanteler les agences fédérales et privatiser une douzaine d'entreprises publiques. D'autres mesures portent sur le droit du travail, dénoncées par l'opposition de gauche comme une autorisation de licencier les travailleurs.

Le dispositif législatif prévoit également des incitations fiscales controversées aux investissements étrangers supérieurs à 200 millions de dollars avec des avantages fiscaux et douaniers durant trente ans. Le gouvernement Milei a déjà appliqué un programme d'austérité budgétaire draconien, dans un objectif de « déficit budgétaire zéro » à fin 2024 et ainsi d'endiguer une inflation chronique (211 % en 2023).


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