Argentine: entrée en vigueur de l’impôt «extraordinaire» sur les grandes fortunes

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L’Argentine, pays en récession depuis 2018, a mis en application un impôt « solidaire et extraordinaire » sur les grandes fortunes. Il avait été défendu par la majorité du président de centre-gauche Alberto Fernandez, et adopté le 4 décembre par les parlementaires pour aider les plus démunis et les petites entreprises à surmonter la crise du coronavirus.

Cet impôt exceptionnel sera payé par les ménages dont la richesse dépasse les 200 millions de pesos, soit près de 2 millions d’euros. 12 000 personnes sont concernées par cette nouvelle mesure, sachant qu’il y a en Argentine 44 millions d’habitants, dont 41% vivent au-dessous du seuil de pauvreté.

Des taux progressifs seront prélevés à ces 12 000 contributeurs : 3,5% sur les biens déclarés en Argentine et plus de 5% sur les avoirs à l’étranger. Cet impôt devrait rapporter deux millions et demi d’euros aux autorités. Ils seront injectés à parts quasi égales, entre 15 et 25%, dans le système de santé, les aides sociales, les petites et moyennes entreprises, les bourses pour les étudiants, et les foyers qui n’ont pas accès au réseau de gaz naturel.

Ce geste de solidarité est toutefois vivement critiqué. Par l’opposition libérale qui la juge « confiscatoire » et surtout par la puissante société rurale. En Argentine, la richesse est en effet tirée par les grands céréaliers et éleveurs bovins. Ils craignent, eux, que cet impôt extraordinaire ne devienne permanent.