Argentine: deux morts d'une pneumonie sévère "d'origine inconnue" intriguent le corps médical

Un médecin regarde une radio des poumons (illustration). - iStock
Un médecin regarde une radio des poumons (illustration). - iStock

Deux personnes sont mortes cette semaine dans la province de Tucuman, au nord-ouest de l'Argentine, des suites d'une pneumonie sévère "d'origine inconnue" qui intrigue le corps médical, ont indiqué mercredi les autorités de Santé.

Six personnes au total, des soignants et une patiente d'une même unité de soins intensifs d'une clinique de Tucuman, ont présenté cette pathologie.

L'une est décédée lundi, une autre mercredi, trois sont hospitalisés, et une sixième, en état satisfaisant, est à l'isolement à domicile, a indiqué le ministère de la Santé de la province de Tucuman.

Une "imagerie très similaire au Covid"

"Ces patients ont en commun un état respiratoire sévère avec pneumonie bilatérale, et présentent une imagerie très similaire au Covid, mais cela a été écarté", a déclaré à la presse le ministre provincial, Luis Medina Ruiz.

Les cas "ont déjà fait l'objet d'examens pour Covid, grippe, influenza A et B, hantavirus (infections transmises par des rongeurs), et de 25 autres germes", qui ont tous donné un résultat négatif, a-t-il ajouté.

Selon Luis Medina Ruiz, il s'agit peut-être d'un agent infectieux, mais ne sont pas exclues des causes toxiques, environnementales, aussi des analyses sont notamment en cours sur l'eau, les systèmes de climatisation.

Des analyses poussées en cours

"Les cas portent sur cinq agents de santé et un patient de l'unité de soins intensifs d'une clinique privée de San Miguel de Tucumán, qui ont commencé à présenter des symptômes entre le 18 et le 22 août", a précisé le ministère national dans un communiqué.

"Aucun cas nouveau n'a été recensé depuis le 22 août", y compris chez les contacts étroits de ces patients, ce que le ministre provincial a qualifié de "nouvelle positive", assurant que la situation est "sous contrôle".

Des échantillons ont été transmis pour analyses poussées au laboratoire national de référence, l'Instituto Malbran à Buenos Aires, et des résultats étaient attendus d'ici la fin de la semaine.

Article original publié sur BFMTV.com