Argenteuil : saturées, les urgences lancent leur maison médicale

Christophe Lefèvre

Le service dont la fréquentation augmente régulièrement met en place un nouveau dispositif de consultations non programmées.


Le nombre de patients accueillis aux urgences de l’hôpital Victor-Dupouy d’Argenteuil devrait dépasser les 100 000 personnes en 2018.

Un chiffre vertigineux, en constante augmentation (6,5 % l’an dernier), et qui contraint ses responsables à expérimenter des nouveaux dispositifs pour trouver des solutions. L’hôpital vient donc de mettre en place des consultations non programmées, ouvertes du 1er octobre au 31 mars.

« Lorsque je suis arrivée il y a 20 ans, nous étions à 50 000 passages par an, se souvient le docteur Catherine Le Gall, responsable du service. Dans tout ça, c’est évident qu’il y a des gens qui n’ont pas d’urgence vitale. Il y a un accroissement général des urgences, mais c’est particulièrement marqué ici. » À titre d’exemple, l’urgentiste évoque ce 26 décembre 2017 où le service a accueilli quelque... 380 patients.

Les urgences doivent s’adapter

Une tendance qui s’explique notamment par la diminution du nombre de médecins généralistes et libéraux, particulièrement marquée dans le bassin de vie d’Argenteuil et Bezons (moins de 100 médecins généralistes pour 100 000 habitants).

Depuis le 1er octobre, donc, de 10 heures à 20 heures, l’un des vingt-quatre médecins des urgences consulte dans la maison médicale installée à l’entrée de l’hôpital. Quarante consultations sont prévues chaque jour.


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/LP.C.L.

Les patients accueillis aux urgences y sont orientés si leur état de santé ne nécessite pas de moyens techniques importants. Cela va des lumbagos l’ongle incarné en passant par une bronchite, une sinusite, ou encore une contusion à la main. « Ça libère de l’espace et ça fait descendre la pression de la cocotte-minute, souffle Catherine Le Gall. Normalement c’est la fonction de la médecine de ville, mais nous sommes bien obligés de nous adapter ».

Les gens ne savent pas où aller

Pour autant, le docteur insiste sur les solutions (...)

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