Ardennes : démantèlement d’un trafic d’animaux exotiques et protégés

·2 min de lecture
Un trafic d'animaux protégés a été démantelé dans les Ardennes - REUTERS (REUTERS)

Ce mardi 30 novembre, huit personnes ont été interpellées par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) dans le cadre d’un trafic d’animaux rares. Ces derniers se vendaient entre 4 500 et 8 000 euros.

Tortues exotiques, singes, servals, caracals, il y en avait pour tous les goûts dans la boutique virtuelle du réseau de trafiquants démantelé ce mardi 30 novembre par les policiers de l’Oclaesp. Deux revendeurs, un vétérinaire et cinq propriétaires d’animaux sauvages et protégés ont ainsi été interpellés, rapporte le journal Le Parisien. Quatre animaux ont également été saisis.

Le début de l’enquête remonte au mois de mai 2020 lorsque la police est prévenue qu’un étrange animal vit dans un appartement de Vrigne-aux-Bois, dans les Ardennes. Sur place, les fonctionnaires trouvent un petit serval, une sorte de chat sauvage africain plus petit qu’un guépard. Ils saisissent l’animal mais décident de ne pas ébruiter l’affaire pour en remonter la piste. Et quelques mois plus tard, ils identifient finalement le vendeur.

Trafic et élevage

Âgé d’une quarantaine d’années, l’homme est basé dans les Ardennes et a déjà été condamné pour trafic d’animaux. Loin d’être découragé, il vend maintenant des animaux rares et protégés via une sorte de boutique sur les réseaux sociaux. En fouillant son entourage, les enquêteurs identifient ensuite un de ses complices, cinq acheteurs devenus propriétaires d’animaux exotiques et, surtout, un vétérinaire peu scrupuleux. Ce dernier falsifiait les dossiers des espèces sauvages en leur injectant des puces électroniques correspondant à des animaux domestiques.

Pour fournir leurs clients, les trafiquants se rendaient régulièrement aux Pays-Bas, où certains de ces animaux sont en vente libre, et les revendaient en France pour des sommes entre 4 500 et 8 000 euros. D’après l’enquête, le principal revendeur a même essayé de monter un élevage clandestin de servals. Mais les huit petits, qu’il comptait revendre 10 000 euros, sont tous morts avant. Une triste affaire qui rappelle que les animaux ne sont pas des peluches mais des êtres vivants qu’il faut protéger, a fortiori ceux appartenant à des espèces rares, exotiques et protégées. Même si vous en rêvez, ils ne doivent donc jamais être achetés dans le but de devenir des animaux de compagnie.

VIDÉO - Un camion tombe à l'eau dans un port en Indonésie

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles