En Ardèche, un salarié d'une centrale nucléaire contaminé par une particule radioactive

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Un salarié d'une centrale nucléaire en Ardèche contaminé par une particule radioactive (photo: la centrale nucléaire de production d'électricité de Cruas-Meysse, le 8 avril 2021). (Photo: Jean-Marie HOSATTE via Getty Images)
Un salarié d'une centrale nucléaire en Ardèche contaminé par une particule radioactive (photo: la centrale nucléaire de production d'électricité de Cruas-Meysse, le 8 avril 2021). (Photo: Jean-Marie HOSATTE via Getty Images)

NUCLÉAIRE - Incident de niveau 2 à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse en Ardèche. Le 24 août, un salarié d’EDF a été contaminé par une “particule radioactive” alors qu’il effectuait un contrôle dans le bâtiment de l’un des réacteurs, a indiqué ce 2 septembre l’Autorité de Sureté Nuclaire (ASN). La particule a été retirée, et le salarié “fera l’objet d’un suivi médical par la médecine du travail” a précisé EDF à BFMTV.

Dans un communiqué, l’ASN explique que le 24 août, deux salariés d’EDF sont entrés dans le bâtiment du réacteur numéro deux (à l’arrêt) de cette centrale, qui en compte quatre. Ils avaient pour mission de vérifier “l’étanchéité des alimentations d’air de robinets pneumatiques”, une tuyauterie d’air non radioactif.

Mais une fois l’intervention terminée, l’un des agents a été stoppé en passant les contrôles à la sortie de la zone nucléaire du bâtiment. “L’agent a été immédiatement pris en charge par le service médical, qui a localisé la particule radioactive à l’origine de cette contamination au niveau de la nuque. La particule a été retirée”, précise le communiqué.

Toutefois, la dose reçue a été jugée assez importante pour interdire à l’agent de travailler en zone nucléaire pendant un an et pour classer l’événement au niveau 2 sur l’échelle internationale de gravité des événements nucléaires et radiologiques (INES), qui en compte 7. En effet, l’exposition radiologique de l’agent a été supérieure à la limite réglementaire annuelle fixée pour chaque centimètre carré de peau, “sans conséquence pour la santé du salarié” selon EDF.

Les causes de la contamination encore inconnues

“L’exploitant de la centrale nucléaire de Cruas a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un évènement significatif relatif à la radioprotection concernant le dépassement, pour un salarié d’EDF, d’une limite de dose individuelle annuelle”, explique l’ASN.

Malgré les recherches effectuées par les équipes de la centrale, les causes de la contamination restent à ce jour inconnues. EDF a lancé des investigations approfondies. L’entreprise a deux mois pour remettre un rapport à l’ASN et faire des propositions pour éviter que cela ne se reproduise.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit puisqu’il s’agit du deuxième avertissement de l’année adressé par l’ASN à la centrale de Cruas-Meysse, note Le Parisien. L’autorité avait déjà demandé à la centrale d’accentuer ses efforts de sécurité radiologique et de mieux veiller à la propreté radiologique des installations.

Plusieurs militants de Greenpeace s’étaient introduits sur le site de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse en 2017 pour “pointer du doigt les failles de sécurité” de certaines zones de ces centrales. Les militants avaient écopé de 4 mois de prison de sursis et d’amendes de 500 euros.

Plusieurs événements de ce type ces derniers mois

D’un point de vue national, il s’agit du quatrième événement de ce type depuis fin juillet en France, les précédents ayant eu lieu à Cattenom (Moselle), Fessenheim (Haut-Rhin) et Saint-Laurent des Eaux (Loir-et-Cher). Mais ce avec un niveau de gravité moindre puisqu’il s’agissait d’événements de niveau 1, soit des “anomalies” au sens de l’INES.

Le Parisien précise que pendant l’été, des milliers de techniciens interviennent dans les zones nucléaires des centrales pour effectuer des entretiens, multipliant ainsi les risques de contamination.

À voir également sur Le HuffPost: 10 ans après le tsunami, le Japon commémore l’anniversaire de la catastrophe

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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