Arancha Gonzalez Laya, cheffe de la diplomatie espagnole : "La démocratie européenne est parfois trop lente"

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Après avoir travaillé de longues années aux côtés du français Pascal Lamy à Bruxelles puis à l'OMC, Arancha Gonzales Laya est aujourd'hui en première ligne sur les dossiers de la pandémie, du Sahel et de l'Amérique latine.

Comment se fait-il qu'avec plus de 56.000 morts et 2,5 millions de cas, votre pays n'est -il toujours pas reconfiné?
Pendant la première vague, nous avons confiné le pays pendant presque trois mois. Mais nous avons retenu des vagues successives que l'on pouvait freiner la pandémie avec des mesures plus chirurgicales. Les confinements sont devenus plus ciblés géographiquement, par régions, villes ou même quartiers en laissant aux gouvernances locales des menus d'options variées pour que la lutte soit davantage décentralisée. Dans des régions où le taux d'incidence est de 150 cas pour 100.000 habitants, on ne se bat pas de la même façon que dans celles où l'on peut avoir de 700 à 800 cas pour 100.000 habitants. Nous constatons aujourd'hui, dans le début de la troisième vague, une baisse de l'accélération de la circulation du virus. Nous restons humbles, il n'y a pas de baguette magique mais la méthode de co-gouvernance nationale et locale nous semble fonctionner.

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C'est dur pour tout le monde mais si nous relâchons l'effort, ce sera encore plus dur

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La région de Madrid est obligée de suspendre la campagne vaccinale faute de doses suffisantes. Comment réagissez-vous à ces retards?
La décision d'aborder la campagne vaccinale au niveau européen était la bonne. ...


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