Des araignées préhistoriques surgissent près d’Aix-en-Provence !

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Exploité depuis 1700, le site d’Aix-en-Provence, aussi surnommé « Eggs-en-Provence », regorge de fossiles extrêmement bien conservés. Dinosaures bien sûr, mais pas que ! Des chercheurs de l’université du Kansas y ont étudié des araignées conservées dans de la pierre, qui proviennent de l’Oligocène, la troisième période de l’ère Cénozoïque, soit il y a entre 23 et 34 millions d’années. Un phénomène rare, car la fossilisation n’est pas spontanée pour ces arthropodes à huit pattes.

Le vivant ne se fossilise normalement pas

En effet, pour le vivant, le plus probable après la mort reste bien sûr la décomposition, comme l’explique une étude publiée dans la revue Communications Earth & Environment le 21 avril 2022. « C'est difficile de devenir un fossile, a déclaré Alison Olcott, première auteure de l’étude et professeure agrégée de géologie à l’université du Kansas. Vous devez mourir dans des circonstances très spécifiques, et l'un des moyens les plus simples de devenir un fossile est d'avoir des parties dures comme des os, des cornes et des dents. Ainsi, notre bilan de la vie des corps mous et de la vie terrestre, comme les araignées, est inégal – mais nous avons ces périodes de préservation exceptionnelle où toutes les circonstances étaient harmonieuses pour que la préservation se produise.»

Sous un éclairage normal, le fossile d'araignée est difficile à différencier de la matrice rocheuse environnante, mais lorsque le fossile est excité par une illumination UV, sa composition chimique le fait s'autofluorer vivement, révélant des détails supplémentaires sur sa préservation.© Olcott et al
Sous un éclairage normal, le fossile d'araignée est difficile à différencier de la matrice rocheuse environnante, mais lorsque le fossile est excité par une illumination UV, sa composition chimique le fait s'autofluorer vivement, révélant des détails supplémentaires sur sa préservation.© Olcott et al

Des microalgues comme conservateurs

Pour déterminer quelles étaient justement ces circonstances qui permettent la conservation des araignées, l’équipe a entrepris d’analyser chaque aspect des fossiles retrouvés. C’est là qu’ils ont trouvé l’élément conservateur : les diatomées, des microalgues présentes dans tous les milieux aquatiques. « Nous avons décidé de les coller sous le...

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