Arabie saoudite : la libération de Loujain al-Hathloul saluée par de nombreux pays

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Aux États-Unis, Joe Biden estime que relâcher Loujain al-Hathloul, militante des droits des femmes était la meilleure chose à faire. L'arrivée du nouveau locataire de la Maison blanche a sans doute joué dans cette libération saluée aujourd'hui par de nombreux dirigeants occidentaux.

L'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, les arrestations de militantes féministes, les tortures en prison: l'Arabie saoudite est depuis longtemps épinglée pour son bilan désastreux en matière de droits humains. L'ancien président américain Donald Trump, fidèle allié du royaume avait fermé les yeux. Joe Biden, lui, a averti durant sa campagne électorale, qu'il ferait de l'Arabie saoudite un « État paria » si cela continuait.

L'arrivée du nouveau locataire de la Maison Blanche a donc sans doute joué dans la libération de la militante Loujain al-Hathloul, selon AbdulAziz al-Moayyad, porte-parole de l'organisation de défense des droits humains ALQST : « On ne peut nier la relation entre les deux événements. Malheureusement on voit bien que les motivations de notre gouvernement ne sont pas d'apporter des bienfaits aux Saoudiens. Et il faut appeler les gens à la prudence concernant les réformes mises en place, qui ne sont que des réformes de façade. elles ne sont pas là pour résoudre véritablement la situation problématique des droits humains en Arabie saoudite ».

Les autorités saoudiennes ont donc fait un geste en libérant Loujain al-Hathloul, qui a passé 1001 journées en prison, mais d'autres militants restent emprisonnés. Joe Biden devra maintenir la pression sur l'Arabie saoudite s'il veut vraiment changer la donne, lui qui a mis les droits humains au coeur de ses priorités.

Soulagement du Canada

Le Canada, pays où a étudié la jeune femme, se dit « soulagé de ce dénouement ».

Le président de l'université où elle a obtenu une licence de français en 2014, l'université de Colombie-Britannique (ouest du Canada), s'est dit « encouragé » par l'annonce de sa libération.

En août 2018, une crise diplomatique avait éclaté entre Riyad et Ottawa après un tweet demandant la « libération immédiate » de militantes des droits humains arrêtées peu avant en Arabie saoudite. Riyad y avait répondu en expulsant l'ambassadeur canadien et en prenant une série de mesures de rétorsion, notamment la suspension des relations commerciales.

à Paris aussi

À Paris, le président Emmanuel Macron a également réagi sur les réseaux sociaux. Il avait en effet appelé à sa libération le 8 mars 2019.