En Arabie saoudite, Joe Biden contraint de refermer la page Khashoggi​​

© Nicholas Kamm / AFP

Mohammed Ben Salman (MBS) peut sourire. Après avoir ostracisé le prince héritier saoudien, les dirigeants reviennent les uns après les autres toquer à sa porte. Après Emmanuel Macron en décembre, Recep Tayyip Erdogan en avril, c’est au tour de Joe Biden de se rendre, la semaine prochaine, en Arabie saoudite. Ce même État qu’il avait pourtant qualifié de « paria », pendant sa campagne, pour avoir planifié l’assassinat en 2018 du journaliste Jamal Khashoggi dans l’enceinte du consulat saoudien à Istanbul. La CIA a même accusé MBS d’avoir validé la mise à mort de l’ex-éditorialiste du Washington Post.

Le président américain est attendu à Djedda vendredi et samedi, ultime étape de la première tournée de son mandat au Proche-Orient, pendant laquelle il se rendra en Israël et en Cisjordanie occupée mercredi et jeudi. Embarrassée, l’administration américaine entretient depuis des semaines le flou sur les détails de ce déplacement, qui serait avant tout motivé par l’urgence de baisser les coûts du pétrole sur le marché mondial. À Djedda, Joe Biden assistera à une réunion du Conseil de coopération du Golfe, organisation dominée par l’Arabie saoudite, et demandera aux monarchies pétrolières d’augmenter leur production.

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Malgré son aversion affichée pour MBS, le président américain ne peut plus se permettre de snober le prince héritier. Le locataire de la Maison-Blanche, dont la popularité est en berne, ne veu...


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