Arabie saoudite: des écoles fermées en raison de pluies torrentielles

Inondations à Ryad après des fortes pluies, le 1er mai 2024 en Arabie saoudite (Fayez Nureldine)
Inondations à Ryad après des fortes pluies, le 1er mai 2024 en Arabie saoudite (Fayez Nureldine)

L'Arabie saoudite a fermé mercredi les écoles dans plusieurs régions du royaume, où de fortes pluies ont provoqué des crues soudaines et rendu certaines routes impraticables.

Dans la province centrale de Qassim, l'une des plus touchées durant la nuit, des images de l'AFPTV montrent des voitures en partie submergées par les eaux après les pluies.

"Il a énormément plu pendant sept heures, jusqu'à minuit presque", a affirmé à l'AFP Mohammed, un résident égyptien de Buraidah, la capitale de la province, qui n'a pas souhaité donner son nom.

"L'eau s'est accumulée à hauteur de plus de 10 centimètres devant la résidence et nous a empêchés de sortir dans la rue. Le bruit du tonnerre était fort et les éclairs illuminaient la ville", a-t-il raconté.

Le Centre météorologique national a émis des alertes "rouges" pour Qassim et d'autres régions, notamment la Province Orientale sur le Golfe, la capitale Ryad et la province de Médine, bordée par la mer Rouge.

Ces alertes prévoient "de fortes pluies accompagnées de vents violents, un manque de visibilité horizontale, de la grêle, des pluies torrentielles et des coups de tonnerre".

Les établissements scolaires de la Province Orientale et de Ryad ont fermé leurs portes, basculant vers l'enseignement en ligne.

Les autorités de Médine ont publié sur X des photos d'agents d'entretien réparant l'électricité et retirant l'eau des écoles.

A Ryad, les routes étaient trempées mercredi, mais la circulation n'était pas particulièrement affectée.

Les pluies et les inondations ne sont pas rares dans le royaume du Golfe, surtout en hiver, de grandes villes comme Jeddah faisant souvent face à des problèmes d'évacuation de l'eau.

Des inondations se produisent chaque année dans cette ville de la mer Rouge, où les habitants se plaignent régulièrement de la qualité des infrastructures. Elles y ont fait 123 morts en 2019, et 10 deux ans plus tard.

Mi-avril, des fortes pluies se sont abattues sur plusieurs pays du Golfe, tuant 21 personnes à Oman et quatre aux Emirats arabes unis. Ces derniers ont enregistré des précipitations records, jamais vues depuis les premiers relevés météo il y a 75 ans.

Le réchauffement climatique est l'explication "la plus probable" à ces pluies diluviennes, ont affirmé la semaine dernière les scientifiques du réseau World Weather Attribution (WWA).

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