«Arabe de service» : condamnation confirmée en appel de Taha Bouhafs pour injure raciste

© Ugo Padovani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le journaliste Taha Bouhafs a été condamné jeudi en appel à Paris à 1.000 euros d'amende avec sursis pour injure publique à caractère raciste après avoir qualifié la syndicaliste policière Linda Kebbab d'"arabe de service" dans un tweet ensuite effacé. La cour d'appel a confirmé le jugement du tribunal correctionnel qui avait reconnu coupable Taha Bouhafs en septembre 2021 du délit d'injure publique à raison de l'origine. Elle l'a toutefois infirmé sur la peine et a condamné Taha Bouhafs à une amende de 1.000 euros avec sursis, contre 1.500 euros en première instance.

Bouhafs détourne l'acronyme "ADS" sur Twitter

En juin 2020, au lendemain d'une manifestation contre les violences policières organisée par des proches d'Adama Traoré, jeune homme noir mort en 2016 après son interpellation par des gendarmes, Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat de police Unité SGP-FO, est invitée sur franceinfo. Elle affirme alors que, tout en comprenant "la colère et la souffrance" de la famille d'Adama Traoré, son décès n'avait "absolument rien à voir" avec celui de George Floyd aux Etats-Unis, mort étouffé après son interpellation.

>> LIRE AUSSI - Législatives : «Taha Bouhafs est victime d'une campagne absurde», martèle Alexis Corbière

 

Sur son compte Twitter à l'époque suivi par 80.000 personnes, Taha Bouhafs commente ces déclarations, en détournant l'acronyme ADS (adjoint de sécurité) et en qualifiant la syndicaliste policière d'"ADS : Arabe de service". Un tweet supprimé que...


Lire la suite sur Europe1