April Benayoum veut défendre au concours Miss Monde la lutte contre le harcèlement et la discrimination

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La Miss Provence et première dauphine de miss France,  April Benayoum, le 20 décembre 2020 au Puy du Fou - LOIC VENANCE © 2019 AFP
La Miss Provence et première dauphine de miss France, April Benayoum, le 20 décembre 2020 au Puy du Fou - LOIC VENANCE © 2019 AFP

April Benayoum est plus que motivée pour décrocher la couronne de Miss Monde, dont la prochaine édition se tiendra le 16 décembre prochain à Porto Rico. Candidate lors de la dernière élection Miss France sous l'écharpe Miss Provence, la jeune femme avait été élue 1ère dauphine de la gagnante Amandine Petit, Miss France 2021.

Cette fois-ci, la concurrence est encore plus rude. "Il faut quand même se préparer physiquement et mentalement. On est face à 115 candidates de pays différents qui sont aussi autant déterminées que nous", confie April Benayoum sur LCI, précisant que le plus "important à Miss Monde", "c’est de tout faire avec le cœur". "Il faut être 100% soi, 100% vrai et être bienveillant", affirme-t-elle.

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Et pour cela, la jeune femme défendra sur scène une cause qui lui tient à cœur: la lutte contre le harcèlement et la discrimination, deux maux dont elle a été victime.

"Je voulais parler de l’environnement mais avec ce qui m’est arrivé cette année, je ne me voyais pas m’engager sur autre chose que sur la lutte contre le harcèlement et la discrimination. Ça fait partie de ma vie maintenant, ça me tenait à cœur d’évoquer ce sujet", explique-t-elle.

Une plainte déposée pour propos antisémites

En décembre 2020, au cours de la cérémonie des Miss sur TF1, April Benayoum avait expliqué que son goût pour la géographie était peut-être dû à ses origines. Sa mère est serbo-croate, son père israélo-italien, avait confié la jeune femme, sans se douter qu'elle allait déclencher dans la foulée un déferlement de messages de haine à son encontre sur Twitter.

Visée par des messages haineux et des menaces de mort, la candidate avait ensuite décidé de porter plainte. Le 3 novembre dernier, sept auteurs de tweets litigieux ont été condamnés à des amendes, un huitième a été relaxé.

876450610001_6217596962001 "C’était un moment important parce que j’avais décidé de mener ce combat jusqu’au bout. Je me sens libérée", raconte-t-elle à nos confrères. "Ce qui était important, c’était d’amener ces personnes devant la justice pour qu’elles répondent de leurs actes. Être derrière un écran n’empêche pas la justice de vous retrouver. Je suis contente que la justice m’ait donné raison et que ces personnes ne soient pas restées impunies".

"Beaucoup de victimes ont honte et n’osent pas le révéler", regrette-t-elle. "Je sais que c’est difficile mais si vous voulez vous en sortir, il faut prendre les devants et en parler".

Article original publié sur BFMTV.com

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